Guide
Rouler en groupe à moto sans perdre personne.
Rouler à plusieurs, c'est le meilleur de la moto. C'est aussi s'arrêter tous les vingt kilomètres pour compter les casques. Voici comment les groupes qui roulent bien s'organisent, et ce que RideUp fait pour que ça tienne même quand la route se complique.
Pourquoi on perd quelqu'un
Un groupe ne se perd presque jamais sur une ligne droite. Il se perd à un feu qui passe au rouge au milieu du convoi, à un rond-point où les deux derniers prennent la mauvaise sortie, ou après un dépassement que tout le monde n'a pas pu faire. Celui qui est derrière ne sait pas si le groupe l'attend ; celui qui est devant ne voit pas qu'il manque quelqu'un. Chacun accélère un peu pour rattraper ou ralentit un peu pour attendre, et au bout d'un quart d'heure, plus personne ne sait où sont les autres.
Tout ce qui suit sert à une seule chose : que chacun sache, à tout moment, où en est le groupe.
L'ouvreur et le serre-file
Deux rôles suffisent. L'ouvreur roule devant : il connaît le parcours, il donne le rythme et il décide des pauses. Le serre-file roule en dernier, toujours, et personne ne passe derrière lui. C'est lui qui voit quand quelqu'un cale, s'arrête ou se fait décrocher. Le contrat est simple : l'ouvreur ne roule jamais plus vite que le serre-file ne peut suivre, et le serre-file ne laisse jamais personne derrière lui.
Les moins expérimentés roulent juste derrière l'ouvreur, pas à la fin : ils profitent d'un rythme régulier et le groupe les voit. Les plus à l'aise ferment la marche.
Le tiroir : l'astuce qui règle presque tout
Le tiroir (on dit aussi « la relève ») est la méthode des groupes qui roulent sans se perdre. À chaque changement de direction, celui qui suit l'ouvreur s'arrête à l'intersection, en sécurité, et indique la route à ceux qui arrivent. Il attend le serre-file, repart devant lui, et retrouve sa place dans le groupe. Au prochain croisement, c'est le suivant qui s'arrête.
Résultat : le groupe peut s'étirer sur plusieurs kilomètres, personne n'a besoin de voir celui de devant, et personne ne se trompe de route. Il faut juste que tout le monde connaisse la règle avant de partir et que le serre-file soit facile à reconnaître (un gilet, une moto que tout le monde connaît).
Le briefing et les pauses
Cinq minutes avant le départ évitent une heure de flottement. On y dit :
- qui ouvre, qui ferme, et à quoi on les reconnaît ;
- le parcours dans les grandes lignes et le lieu de la première pause ;
- la règle du tiroir, et le fait qu'on ne double jamais le serre-file ;
- ce qu'on fait si on est perdu : on s'arrête, on attend, on ne cherche pas à rattraper ;
- l'autonomie de la plus petite réserve d'essence du groupe.
Une pause toutes les heures environ, et une pause pipi ou café qui n'est pas négociable quand quelqu'un la demande. Un groupe reposé roule mieux qu'un groupe qui veut « faire les kilomètres ».
Le code d'invitation : le groupe existe avant de partir
Dans RideUp, une balade se crée en une minute : un jour, une heure, un point de départ public. Elle a un code de six caractères, à envoyer par SMS, sur Discord ou dans le groupe WhatsApp habituel. Chacun le saisit ou ouvre le lien, et demande à rejoindre ; le meneur accepte ou refuse. Le jour J, tout le monde est déjà dans la même balade, sans avoir à s'ajouter en ami ni à chercher le bon groupe.
Ce que RideUp fait pendant la balade
L'application reproduit l'organisation humaine décrite plus haut, elle ne la remplace pas. Le serre-file reste un motard ; RideUp lui donne des yeux dans le dos.
- Le groupe en direct sur la carte : chacun voit qui mène, qui est avec le groupe, et à quelle distance. Jamais la vitesse des autres.
- L'alerte de décrochage : dès qu'un motard se détache du convoi, l'application le dit à tout le monde, avec la distance. Après un tunnel ou un trou de réseau, on repart de l'état d'avant, sans faux décrochage.
- Deux gestes pour s'arrêter : « Attendez-moi » quand on a besoin qu'on ralentisse, « On s'arrête » pour proposer une pause ici, à la prochaine station ou au prochain café. Un appui, gros bouton, lisible avec des gants.
- La discussion de balade : des messages courts en roulant, tout ce qui demande d'écrire se prépare à l'arrêt.
- La batterie du groupe : le meneur voit qui va manquer de téléphone avant que ça arrive.
La position n'est partagée que pendant la balade, filtrée par le serveur selon le réglage de chacun, et jamais enregistrée. Quand la balade se termine, le partage s'arrête.
Ce que l'application ne fait pas
RideUp ne classe personne. Pas de vitesse moyenne comparée, pas d'angle, pas de podium de la sortie : c'est ce qui fait qu'un groupe reste un groupe et ne devient pas une course. Et l'application ne remplace pas le briefing : un code d'invitation ne dit pas qui ferme la marche.
Essayer avec ton groupe
RideUp est en test fermé sur Android. Les balades de groupe sont gratuites, jusqu'à huit motards, sans publicité. Si vous roulez à plusieurs, c'est exactement ce qu'on cherche à vérifier.
Gratuit, sur Android
Roule à plusieurs, sans perdre personne.
Le test fermé est ouvert. Une vingtaine de places, un compte Google, deux minutes pour candidater.